Moi : Jeune maman blogueuse, dans la vingtaine intéressée de longue date par les questions d'éducation et depuis quelques mois, complètement passionnée par son nouveau statut et sa nouvelle vie.
Citation préférée "Les consignes sont...".
Lui : Barbe de 4 jours, un jeune papa trentenaire encore parfois un peu maladroit. Qui pique, taquine et câline. Persuadé de contrôler le monde depuis son PC, l'homme mâle rasé aime rire et faire éclater de rire.
Citation préférée "C'est moi qui conduit la poussette".
Elle : Une mini capuchon née en décembre 2010. Très belle trogne forte en bouche, qui se marre, râle, mordille, s'allaite et s'agite. Certaine de pouvoir atteindre le fil de la connexion internet d'un roulé boulé, ce petit capuchon là ne se déplace jamais sans son arme fatale. Le sourire coquin embrouilleur de parents.
Citation préférée "apouuuuuu".
Je me rappelle, il y a un an et demi, enceinte, remplie d'hormones, j'étais allée voir Bébés avec barbe de 4 jours. En regardant de film, je me rappelle avoir intérieurement gloussé à la vue des parents participant à des cours de chants avec leur bébé. J'aurais certainement moins gloussé si j'avais su que quelques mois plus tard, j'assisterai, avec grand plaisir, à des cours similaires.
J'ai commencé avec un atelier de portage JPMBB à quasi 8 mois de grossesse, puis j'ai suivi plusieurs cours de massage pour bébé entre les 4 mois et les 9 mois de mini capuchon ( des cours dont je garde un souvenir ému). Enfin, dimanche dernier, j'ai découvert la danse-portage.
Qu'est-ce donc que cette nouvelle trouvaille ? La danse-portage c'est un mélange de portage physiologique et de danse avec son tout petit. C'est aussi, comme dans tout atelier de ce type, un moment de détente et de découverte avec bébé.
Nous sommes donc arrivées avec mini capuchon dans une jolie salle de danse, spacieuse et remplie de bébés, de parents et d'écharpes de portage. Mini capuchon interloquée au départ, est restée collée à sa môman pendant 5 bonne minutes. Il ne s'agirait pas d'accorder sa confiance trop vite ! Après ces nécessaires minutes d'observation et de collé serré, elle s'est aventurée sans aucune retenue, crapahutant partout et attrapant les objets divers et variés qui trainaient là ... Je précise tout cela car parmi les remarques dont on me fait régulièrement cadeau, il y a en a une qui m'a parfois fait douter. Je couverais trop ma fille, elle serait trop collée à moi. Or quand je vois avec quelle aisance elle est capable de s'ouvrir au monde, je me sens totalement rassurée et confortée dans mes choix !
Bref, le cours commence. Nous nous asseyons en cercle pour nous présenter, puis le professeur nous propose d'installer notre bébé dans l'écharpe. La musique démarre et nous commençons différents gestes. Mini capuchon rit, c'est plutôt bon signe.
Le cours se déroule au rythme de la musique, des déambulations rythmées des parents à travers la pièce, notre tout petit contre nous puis libre de ses mouvements. Tout se fait de façon spontanée et en lien avec bébé. Le professeur ne nous donnant que quelques consignes régulières pour nous guider. Il s'agit davantage d'explorer l'espace, dans toutes ses dimensions : au sol, debout. Mais aussi d'explorer la musique en se mouvant et en observant notre bébé. Il se laisse d'abord porter et guider, puis au sol, c'est lui qui nous guide dans notre évolution.
Nous n'avons pas pu faire la dernière partie, au sol, puisque mini capuchon était un peu trop occupée à explorer. Mais j'ai pris du plaisir à voir ma fille, toute émoustillée et toute guillerette.
Ce que je pense de la danse-portage ? Intéressant à tester, d'autant plus si on a des affinités avec la danse, même si ce prérequis n'est absolument pas nécessaire. Il s'agit d'un moment en musique, où le portage prend un nouveau sens. Je n'ai pas adoré, peut-être parce que je ne me sentais pas totalement à l'aise dans mon corps et dans mes mouvements ou peut-être parce qu'une seule séance ne suffit pas. Mais j'ai beaucoup apprécié de partager cette découverte avec ma toute petite fille qui parfois doit se demander où sa maman l'entraîne !
Pour la confection d'un pur chef d'oeuvre, prenez :
- une peinture aux doigts écologique (non obligatoire mais appréciable)
- une table recouverte de moults protections
- quelques feuilles blanches
- une chaise haute sans plateau, comme la tripp trapp !
- un bébé artiste (mais ne le sont-ils pas tous ?)
Mélangez le tout, avec un peu d'attention et de patience, ajoutez une pincée d'ustensiles comme un fouet ou un pinceau pour apporter une note de créativité, et vous obtiendrez un pur chef d'oeuvre.
On reconnait tout de suite une toile de maître ! Hein, quoi ... on me dit dans l'oreillette que j'exagère un tantinet, vous trouvez ?
Je fais partie de ces mamans qui refusaient totalement l'idée du cododo. Et pourtant, pourtant ... c'est quand j'ai cédé à la tentation de m'endormir avec ma fille que j'ai rattrapé un minimum de ma fatigue. Je ne veux pas revenir sur la controverse posée par le cododo en terme de sécurité. D'autres blogueuses sont déjà revenues sur les conditions à réunir pour effectuer un cododo sur et serein. Non, je voudrais surtout parler de cette pratique comme étant culturellement inconfortable pour beaucoup de personnes.
En effet, quand je dis qu'il m'arrive de m'endormir avec ma fille, on me regarde souvent avec de grands yeux. Je pensais être une extra-terrestre jusqu'au jour où j'ai rencontré une jeune maman qui a annoncé en plein repas devant une tablée fort nombreuse, et sans la moindre gène, qu'elle dormait dans un lit familial avec son mari et ses deux petites filles en bas âge.
Cela m'a fait réfléchir, finalement il y a peut-être autant de pratiques que de familles ! Dans Elever son enfant ... autrement, Catherine Dumonteil-Kremer nous rappelle que le cododo a été culturellement admis, dans les sociétés occidentales, jusqu'au XIXe siècle. Et surtout, qu'il est pratiqué dans de nombreuses cultures. "Une étude de 186 sociétés traditionnelles a montré que 46% d'entre elles pratiquent le lit familial, et 21% le sommeil partagé." "Tous ces éléments tendent à prouver que notre manière de dormir est culturelle."
Deux témoignages de maman qui ont décidé de partager leur sommeil avec leurs enfants, viennent apporter un éclairage sur ces pratiques. L'une d'elle, alors qu'elle refusait catégoriquement de dormir avec ses enfants, a finalement adopté, le lit familial. Un vrai projet parental, d'après l'auteur du livre. "Nous dormons maintenant à 5 sur un grand matelas. Pour notre part, notre sommeil est de bien meilleure qualité." Elle parle des aménagements de l'espace qui lui permettent de gagner en m2, du regard étonné des visiteurs qui se posent parfois des questions sur la vie sexuelle du couple. Elle répond souvent, avec amusement, que le petit dernier ne s'est pas fait tout seul.
En effet, il y a tout cela aussi dans le cododo, ou dans les interrogations qui accompagnent cette pratique. Quelle vie sexuelle peut-on avoir dans ces conditions ? Sans rentrer dans les détails, il me semble que le simple fait d'avoir un bébé bouleverse les schémas organisationnels en terme de vie de couple, le fait de partager la chambre, ou le lit avec bébé, n'est (à mon sens) qu'un simple autre paramètre à prendre en compte mais qui n'empêche que bien peu de choses si tant est que l'envie et la créativité soient au rendez-vous.
Quant au bienfait sur le sommeil des enfants, je veux bien croire cette maman qui dit que tout le monde dort mieux ainsi, c'est ce que j'entends le plus souvent lorsqu'on me parle de lit familial.
Toutefois, je ne me vois pas non plus adopter cette pratique que je trouve bien difficile à assumer dans nos sociétés et qui pour le moment, ne nous séduit pas avec barbe de 4 jours. Concernant le cododo de façon plus générale, l'auteur nous dresse une liste des possibilités : berceau cododo attaché au lit des parents, partage de la même chambre mais chacun dans son lit, lit familial, matelas par terre dans la chambre de bébé. A vous de trouver celle qui vous satisfait le plus.
Quel que soit le choix effectué, je trouve intéressant de garder en tête qu'il faut faire celui qui convient à sa famille en particulier et de ne pas émettre de jugements hatifs concernant un sujet au combien imprégné par des préceptes purement culturels. Qui sommes-nous pour assurer qu'un enfant va mal tourner s'il dort avec ses parents pendant quelques années ?
19h45 : tentative de couchage de la mini capuchon qui rigole et s'extastie avec ses jouets.
20h : après avoir calmé des chouinements, je fais une lecture très impliquée de "Tous les bisous" avec mimiques et le ton s'il vous plait ! Puis, je tente déséspéremment d'empêcher mini capuchon de jeter toutes les parties de Bonsoir petit lapin sous le lit.
20h05 : mini capuchon est morte de rire à chaque fois que je lui décroche un sourire, je commence à me demander si elle ne chercherait pas un moyen de prolonger le temps passé avec moi avant de faire dodo. Mais en même temps, je m'en fiche, je me fends bien la poire aussi.
20h15: petit lapin a fini par aller se coucher, on lui a dit bonne nuit, il est temps de faire comme lui. Tétée du soir, lovés à la lumière de la veilleuse avant de mettre mini capuchon dans son lit.
...
Jusque là tout va bien, ou presque. Je dis presque car dans la nuit tout se complique et avec barbe de 4 jours, nous jouons les lits musicaux, depuis quelques semaines.
Plaçons le décor, mini capuchon, du haut de ses 14 mois, dort toujours avec nous, dans la même chambre. Rien de bien dramatique à cela si ce n'est qu'à peu près tout le monde met sur le dos de cette cohabitation ( et sur le dos de l'allaitement), les nombreux réveils nocturnes de notre fille. On a donc ressorti le matelas pliable pour dormir par terre, dans le salon. Afin, de dormir séparement de notre fille.
22h30 : coucher du belâtre qui commence le travail trèèèèèèèèèèèèès tôt ! Mais coucher, dans le salon ! Pendant ce temps, je dois me la jouer discrètos dans notre spacieux appartement.
23h: premier réveil nocturne de la belle, je gère, tétée et hop au dodo.
23h30 : je vais me coucher avec barbe de 4 jours, dodo au milieu des chats.
1h : un doux bruit retentit dans la nuit. Les pleurs du bébés, les miaulements des chats, les voisins qui se disputent ? Non, non, non, l'homme RONFLE. Et pas le petit ronflement qui finit par passer, non LE ronflement bien sonore, bien retentissant, qui dure et dure ... Je prends alors la sage décision ou tout du moins la décision qui s'impose à 1h du matin, d'aller dormir dans la chambre, où dort mini capuchon qui pour le coup est beaucoup moins bruyante (une fois n'est pas coutume, hmpf, hmpf, hmpf).
3h : un cri strident suivi de longs pleurs brisent le silence de la nuit ... moi je me dis surtout "Oh ! Put..., fais ch... !!! Arrrrrrrrrrrrrrrrrgh ! " Suivi de près par un mielleux "Oh, mon petit bébé, qu'est-ce qu'il y a mon petit chat d'amour?" Tétée et dodo pour nous deux. Une fois sur deux, je m'endors avec mini capuchon.
3h45: barbe de 4 jours passe chercher son manteau dans la chambre (oui parce qu'on est intelligent et on a trop bien organisé le rangement de nos affaires en fonction de nos horaires ...) au passage, il me fait un bisou. J'en profite pour remettre mini capuchon dans son lit.
5h : mini capuchon s'aperçoit qu'elle est dans son lit et plus avec môman, elle râle copieusement face à un tel scandale. Je la reprends avec moi et on refait dodo (je précise que le lit est sécurisé, avec une barrière antichute et je garde la couette et l'oreiller de mon côté ...)
6h45 en semaine : bip du réveil, tête dans les fesses !!! Mais je me lève, j'ai au moins la satisfaction quand je réveille mini capuchon de pouvoir caliner un bébé tout chaud comme du bon pain, et souvent de bonne humeur ! Comme si elle avait totalement oublié qu'elle s'était réveillée 3 ou 4 fois dans la nuit, en hurlant. Le matin, c'est comme si on remettait les compteurs à zéro et que la nouvelle journée pouver démarrer sur les chapeaux de roues.
L'alternative du week-end : 8h30 voire 9h (oui mon bébé est un lève tard) je suis réveillée par une petite main, quand j'ouvre les yeux, je vois une mini capuchon rieuse qui me fait un calin puis râle si ne me lève pas vite (faut pas exagérer non plus !). On va dans le salon, où barbe de 4 jours fait sa grasse mat, on se retrouve tous les trois pour un calin du matin.
...
Bon, je ne dis pas que ça m'amuse de jouer aux lits musicaux mais :
1/ je ne peux pas gérer ronflements et pleurs de bébé la même nuit !
2/ avant de déménager, on ne voit pas d'autres solutions.
Je ne sais toujours pas pourquoi mini capuchon se réveille la nuit, déjà maintenant elle s'endort quasiment toujours à 20h, ce qui constitue une avancée. L'arrêt de l'allaitement, j'y songe, je propose tous les jours un biberon à mini capuchon, qu'elle goûte, sans conviction. En attendant, je continue mon petit jeu nocturne ...
Quant au fait que je délaisse le lit conjugal, non mais sérieusement, qui peut gérer une nuit avec bébé ET ça ?
Diffusé avec l'autorisation du bien-aimé, que j'aime toujours même s'il faut l'avouer ... ben la nuit je le maudis !
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