Mini capuchon ne fait pas ses nuits, ou pour être plus exacte elle ne fait plus ses nuits. En effet, elle les a faites entre ses 6 semaines et ses 4 mois et depuis c'est fini ! C'est pas la peine d'insister c'est comme ça. On aura beau l'implorer, essayer de la raisonner, elle se réveillera minimum 2 fois dans la nuit, 4 fois quand quand elle angoisse pour de sombres raisons telles que la reprise du travail de sa maman ...
Alors, si depuis le début, je fais preuve de bonne volonté et prends mon mal en patience, j'avoue que depuis quelques semaines, je suis au bord du craquage. En effet, gérer le travail à temps plein avec des liliputiens absolument pas tendres (voire carrément durs ...) en même temps que des nuits hachées (et si tu as bien suivi, encore plus hâchées depuis que je travaille :D) c'est juste devenu inhumain. Si on ajoute à cela, que comme la majorité des mères, j'enchaine travail, et gestion de mini capuchon en quasi non stop, que dès que j'ai un peu de temps libre je dois le consacrer à la préparation de mes cours, tu obtiens un savoureux mélange d'hystéro prête à tout pour une heure de tranquilité ! A tout ! Mes seules soupaps et moments pour moi se réduisant à mes petits instants bloguesques volés à droite à gauche, à mes rendez-vous hebdomadaires avec madame la psy qui fait la tronche et les quelques instants entre copines qui restent hyper rares.
Quel rapport avec l'allaitement ? J'y viens. Il y a quelques jours, j'ai été arrêtée par mon médecin qui m'a prévenue que je ne tiendrais pas le coup si je continuais ainsi et qu'il fallait que ça change. Ok, donc concrètement que dois-je faire ? Mon médecin prend un ton péremptoire : "Vous devez arrêter l'allaitement ! Votre fille est trop grande et vous êtes vraiment une bonne poire." Ok, ok. Donc ma fille de 11 mois est trop grande pour prendre mon lait, je note. Ensuite, je suis une bonne quoi ? Une bonne poire, ok merci de l'info. Et je dois donc ne plus me laisser manipuler par mon enfant.
Je rentre à la maison et j'informe barbe de 4 jours que nous sommes de bonnes poires en puissance et que mini capuchon derrière son sourire enjoleur cache un hideux stratagème visant à nous faire faiblir la nuit, pour venir la caliner quand elle s'éveille !!! Quel culot ! Je l'informe aussi que c'est de notre faute puisque nous avons continué l'allaitement bien trop longtemps. Je lui dis "va chercher le fouet, qu'on s'auto-flagelle un peu !"
Quelques jours plus tard, je parle de nos déconvenues à ma psy (oui je vois une psy, cherche pas je suis un peu tarée, ou j'essaye de vaincre de vieux démons ... au choix). Je connaissais sa position sur l'allaitement, donc c'est presque la peur au ventre que je lui avoue à demi-mots que je ne l'ai pas écoutée et que j'allaite toujours ma fille. En bonne psy qui se respecte, elle me demande pourquoi j'ai peur qu'elle se fâche, je lui rappelle qu'elle pensait que ça rendait la séparation plus difficile. Et elle me répond que c'est ce que semble penser ma fille aussi ... un ange passe ... je réfléchis à cette phrase. J'y réfléchis encore. Est-ce de ma faute donc si ma fille se réveille la nuit ? Est-ce que l'allaitement rend la séparation plus dure ? Je n'ai pas fini de me poser des questions.
Conclusion : je n'en veux pas à mon médecin qui m'a gentiment arrêtée pour que je puisse ... DORMIR. Mais je n'adhère pas à sa vision des choses concernant le rapport parents/bébés. Je ne me sens pas manipulée par ma fille et surtout je n'ai pas envie d'instaurer des rapports de force stériles avec elle. Mais je sais par contre, que je ne pourrai pas compter sur ce doc à l'avenir, que dans sa vision des choses si je suis fatiguée c'est de MA faute.
Concernant l'allaitement, je ne pense pas que ma fille soit trop grande pour recevoir mon lait. Je n'ai pas l'impression non plus que l'allaitement rende la séparation plus dure. Je pense en revanche qu'il a un rôle important dans mes rapports avec ma fille. Si elle ne réclame pas la tétée en mon absence, dès que je suis là elle le fait souvent. Nous sommes très fusionnelles toutes les deux, barbe de 4 jours dit de nous que nous sommes collées. Est-ce de mon fait ? Très certainement, mais un peu du sien à elle aussi. Une relation ça se crée à deux, même avec un bébé. Mais surtout, tant qu'elle est sociable et heureuse de vivre par ailleurs, je ne m'inquièterai pas. Pour l'instant, elle semble bien se porter chez sa nounou, elle adore le petit garçon qui est avec elle, elle mange bien ses purées. Je n'ai donc pas l'impression de l'avoir traumatisée ! Les nuits posent problème en revanche, mais nous ne saurons jamais quelle part l'allaitement a là-dedans. Qui sont ces gens pour énoncer comme une évidence que tous les problèmes viennent de là ?! Comme me l'ont dit d'autres mamans : arrêter l'allaitement ne garantira pas de longues nuits. L'allaitement n'empêche pas non plus l'intervention du père. Quand je ne suis pas là, barbe de 4 jours sait très bien s'occuper de notre fille, la coucher, et la faire dormir ... et il n'a pas de sein. Alors certes, la nuit elle réclame toujours la tétée. Mais la solution nous la chercherons ailleurs que dans l'arrêt de l'allaitement. Par exemple,, dans des méthodes comme celle de Pantley, qui a pris pour parti de ne jamais laisser pleurer bébé.
Et vous, êtes-vous aussi fautifs pour les mauvaises nuits de vos enfants, pour la faim dans le monde et l'existence de miss France ?!


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